Tous les bloggueurs, influents ou non, vous le diront: un blog, c’est pervers. Je parle de ceux du genre où on écrit des trucs type humeurs, pour apporter sa modeste contribution au paquet de conneries qui circulant sur le web et plus largement dans l’humanité entière chaque jour. L’idéal serait de garder son existence secrète, mais c’est pas exactement le but. Ceci dit, il faudrait quand même parfois éviter que les proches n’aient l’adresse. D’ailleurs, Ambrouille lui-même m’avait dit: si ma mère tombe sur ce blog, je suis mort. Enfin pas exactement comme ça, mais ça exprimait bien l’idée générale: une trouille un peu bleue schtroumpf d’être découvert. Parce qu’il faut bien le reconnaître, tout ce qu’on écrit n’est pas forcément lisible, selon le lecteur.
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Dans les années 60, la plupart des chansons parlaient d’amour, souvent de la manière la plus niaise qu’il soit, et généralement, c’était chanté par des filles blondes laquées à l’elnett, toutes propres sur elles. Mais moi j’aime bien les trucs niais, ça me transporte largement plus que des chansons récentes de maniaco dépressif qui parlent d’amour fini ou déçu. Je préfère imaginer la vie avec des cœurs, des fleurs et de la barbe à papa rose et une bande son de Litthe Peggy March que comme ça. C’était chou, léger, groovy quand même, avec de la jolie musique de Pourcel ou Bacharach ou des Funk brothers. Dégoulinant, cheesy, plein de bon sentiments, horripilant même des fois quand les filles se transformaient en petite femme soumise entièrement dédiée à son homme.
En guise d’introduction à cette encyclopédie, je voudrais passer un gros coup de gueule, au risque de passer pour réactionnaire. J’aime pas les filles à poil. Enfin c’est pas vraiment que j’aime pas ça, mais j’aime pas qu’elles pensent qu’il suffit de nous montrer leurs seins pour nous faire hurler à la lune.
Exemple : alors que je travaillais encore en agence de pub, un des associés, qui était également un blogueur influent mégalomane, a fait venir des strip-teaseuses pour son pot de départ. Les nanas étaient gaulées comme des vases en porcelaine et portaient de la lingerie fine digne des prostituées les plus luxueuses. Elles sont montées sur le bar et ont commencé à se tripoter les nichons. Et bien moi ça ne m’a fait aucun effet, rien… Pas un frisson dans le caleçon. J’aurais pu au moins apprécier la qualité esthétique de la scène… Mais ce n’était rien d’autre qu’un pastiche des films érotiques de M6. Et je vais vous dire ce qui manquait : les nanas ne faisaient pas l’effort de danser, elles croyaient pouvoir nous exciter simplement en montrant leur cul (c’étaient des amatrices, la boîte n’a pas voulu payer de vraies pros, la sensualité ça ne s’invente pas).
Avec un nom pareil, on aurait pu s’attendre au pire. Fort heureusement, on n’en a pas conservé l’intégralité pour nommer votre découverte. Soit dit en passant, je serais curieuse de savoir ce qui vous a poussé à chercher puis trouver ce spot, mais je ne saurai jamais. L’étude, selon mon ami Wikipédia, date de 1950, mais bizarrement, on n’a mentionné ce lieu qu’en 1982. Donc, cher Docteur, vous avez découvert le point G. Je vous en félicite, c’est une bien belle trouvaille. Enfin, pour celles qui l’ont trouvé. Faut dire, les indications sont à peu près aussi précises que pour l’or des nazis ou le graal, et tout le monde n’a pas Indiana sous la main - et on le déplore, d’ailleurs. J’ai lu beaucoup de littérature sur le sujet, et tout ce que j’ai retenu, avec ma mémoire de poisson rouge, c’est “environ à 5 cm de l’entrée du vagin, face antérieure”. Déjà, c’est vache, parce que ça oblige à avoir le compas dans l’œil, et un minimum de vocabulaire pour savoir où est la face antérieure.
J’ai du mal à le reconnaitre, mais ça arrive que la vie, ça soit pas une grosse partie de rigolade tous les jours. Déjà, il y a les trucs vraiment graves, qui vous tordent le bide et vous font voir tout noir pendant des durées variant de un jour à toute la vie, mais ça, c’est des cas extrêmes. Non, je parle plutôt des petits trucs qui vous font un peu mal, vous font sentir un peu merdique, bref, c’est pas la joie. Se sentir bof, ça arrive, parce qu’on s’est bêtement disputé avec son chéri, pris la gueule au taff, ou simplement parce qu’il fait gris dehors. L’hiver, on est d’ailleurs plus enclins à la petite déprime passagère. Deux options: attendre en ronchonnant que ça se passe, ou prendre le taureau par les cornes et remuer tout ce bleu. Facile à dire, mais on fait quoi dans ces cas-là ? C’est pas une science exacte, tout le monde n’a pas les mêmes sources de joie, mais il y a quand même deux trois recettes qui marchent sur à peu près tout le monde.