Même si on l’a qualifiée de médiocre (des grincheux, encore), la Biennale de Venise 2009 m’a procuré quelques grands moments de bonheur. J’ai déjà commencé le catalogue ici et là, et aujourd’hui, je vous fait partager mon enthousiasme pour le tibétain Gonkar Gyatso.

Shambala moderniste
Officiellement, il refuse toute étiquette. Selon lui, son travail n’est pas engagé politiquement, juste un regard neutre sur notre monde moulti-culturel, et moi, je dis, c’est ça, bien sûr, t’es tibétain mon gars. Savant mélange de passé et de présent, ses deux œuvres à la biennale, vues de loin, c’est des représentations de Shambala et du bouddha couché.
On s’approche, et on découvre tout un univers bien secoué. Le royaume de shambala est en fait un collage d’un milliard de photos, stickers, bouts de journaux, phrases dans toutes les langues, superbe représentation de notre joli monde. Le bouddha couché est une frise / bande dessinée tout à fait subversive et ironique. “No yoga for muslim ladies” ” So how can I keep missus in a good shape ?” illustre l’année de ma naissance. Quant à 2008, un poisson dans un bocal pense… J’adore.

Freedom ?