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Ce que veulent les femmes, part 3: guide de survie
20 janvier 2010 by Horny Smurfette

Vous êtes son type d’homme. Vous l’avez séduite. Déjà, bravo d’être arrivé jusque là, vu que c’est pas une mince affaire. Donc vous êtes dans la place, et pour une obscure raison qui vous appartient, liée à son physique avantageux, ses talents culinaires, son sens de l’humour incomparable, au choix, vous avez envie d’y rester. Et donc qu’elle aussi. On va vous prévenir tout de suite, c’est pas facile, d’être à deux, et c’est encore moins facile d’être avec une fille. Je sais de quoi je cause, j’en suis une. Ça pourrait être relativement simple, même si l’exposition répétée à une certaine promiscuité ne l’est jamais complètement, sauf que ça l’est pas, parce que malgré ce qu’on nous raconte, il y a une chose essentielle à ne pas perdre de vue: un garçon et une fille, ça marche pas pareil. Avant que vous ne commenciez à lire, je vous prie de garder en mémoire que je dis beaucoup de conneries, et que je fais beaucoup de généralités.

Je ne crois pas aux histoires de gens qui ne viennent pas de la même planète, Mars, Vénus, Pluton and co. Déjà, parce que c’est absurde, c’est trop loin, ensuite, parce que j’ai jamais dépassé la page 5 de ce merveilleux ouvrage, tellement c’est mal écrit, avec 150 mots répétés en boucle pour qu’on comprenne bien. Néanmoins, qu’on arrête de me dire qu’on est tous pareils, mâles et femelles, parce que ça aussi c’est absurde. On a quand même deux/ trois différences notables.

Une fille, ça veut du glam’. Ne perdez jamais ça de vue, même si elle fait croire le contraire. Je ne parle pas de fermer la porte des toilettes quand vous faites on ne veut pas savoir quoi, ni de ne pas vous gratter les couilles pendant que vous lui parlez, ni de ne pas péter au lit. Ça, c’est la base, c’est même pas du glam’, c’est du savoir-vivre élémentaire. Si vous ne voyez pas de quoi je cause, civilisez-vous un peu avant d’entamer une relation. Non, je parle de vocabulaire approprié, de séduction toujours un peu, d’emballage autour du cadeau. Même si la complicité est là, bien belle et bien installée, ne vous laissez pas aller, jamais jamais, à lui causer comme si c’était votre pote de biture. Sinon elle finira par vous considérer comme tel aussi, et un pote de biture, je suis très désolée, mais ça n’est pas désirable. Un peu de finesse, de délicatesse, que diable. Puis un peu de paillettes, de temps en temps, de surprises, d’attentions. Note pour les filles, un garçon, ça veut du glam’ aussi des fois, mais ça n’est pas le sujet ici.

Une fille, ça a de l’humour (et encore, pas toutes). Mais jusqu’à un certain point. Méfiez-vous de l’escalade de blagues, même si elle a commencé, ne pas oublier qu’à un moment, il faut savoir s’arrêter. Surtout si les blagues concernent son caractère ou son physique. Par exemple, si elle mentionne, hilare, son gros cul, ça n’est pas la peine de surenchérir, contentez-vous d’un petit ricanement subtil et d’un “t’es con” évasif. Ça ira pour aujourd’hui, merci. Parce que les garçons, question humour, c’est souvent adepte du comique de répétition, et à la dixième vanne sur le même sujet, ils se marrent toujours comme des baleines, alors qu’une fille, ça peut se crisper. Autant on aime les garçons rigolos, autant, on peut pas toujours rire de tout. Surtout avec une fille. La grosse marrade virile, c’est pour vos potes, avec des bières (et du foot pour les amateurs).

Une fille, c’est une fille. Certains diront que ce sont toutes des chieuses, je me permettrais d’objecter. C’est faux. Si on fait abstraction des vraies chieuses - jamais contentes, hystériques, castratrices etc, bien sûr. Les fausses chieuses, donc, toutes les autres filles selon les mecs, elles ont simplement une façon de penser différente de la vôtre. Être chieuse, finalement, qu’est-ce à part donner des priorités différentes aux choses ? Si elle chipote sur un truc anodin, vous, dans votre tête, vous vous dites pff quelle chieuse, alors qu’il faudrait simplement se dire que pour elle, ce micro détail est important. Essayez donc de savoir pourquoi, avant de lui balancer “mais quelle chieuse”, ce qui aura pour effet de la mettre de fort mauvaise humeur - et éventuellement de la faire basculer du côté obscur de la vraie chieuse.

Et pour finir, une fille, c’est sensible. Un peu trop, parfois, et surtout à certaines périodes du mois (la mauvaise humeur peut être un mythe, l’hypersensibilité non). Du coup faut faire un peu gaffe, ça rejoint un peu le sujet du glam’, mais pas que. On aime bien les mots doux, les tons gentils, les câlins, non, je n’ai pas dit qu’il fallait nous parler comme à une pauvre petite chose fragile et débile non plus. Puis il y a des sujets délicats, à ne pas merder, collez la liste sur votre frigo, et faites-moi le plaisir de l’apprendre: les ex (et surtout leurs performances, sexuelles ou culinaires, ou pire, les immenses regrets qu’elles vous inspirent); les autres filles (”wow, t’as vu ce cul”: à proscrire surtout si c’est régulier, cf paragraphe sur l’humour); son poids; ses compétences; ses amis; son intelligence. Donc globalement, les mêmes trucs que pour vous, quoi. Sauf qu’une fille, ça fait des trucs terrifiants quand c’est très contrarié: ça pleure, ou ça crie, ou ça boude, voire les trois à la fois si vous avez mentionné le cul de votre ex qui est moins gros que le sien, par exemple. Un garçon, moins. Notez également que cette sensibilité se décline également en intuition, donc si vous mentez, vous avez intérêt à être bon, parce que sinon, vous allez vous faire griller. Donc, ne mentez pas, puis ça sert à rien - sauf si vous la trompez à répétition, auquel cas vous êtes une raclure de bidet et vous méritez amplement de vous faire griller. Les garçons ont tendance à mentir selon la grande théorie de l’emmerdement minimum, mais c’est un super mauvais calcul, parce qu’un mensonge découvert, c’est emmerdement maximum assuré.

Voilà, ça, se sont les bases. Après, il y a des variantes, certaines combinent les tares, d’autres ont choisi d’en pratiquer une seule à fond. Selon la femelle sélectionnée, vous aurez l’intégralité ou une partie du catalogue ci-dessus, à vous de vous adapter. Et j’ai oublié des tas de trucs, hein, pour pas vous faire peur. Enfin j’ai oublié un truc important, aussi: restez-vous même, parce qu’à la base, c’est quand même vous qu’elle a choisi. Là je me fais marrer toute seule, vu les recommandations sus-dispensées, ça parait difficile de combiner les deux, hein ? Bein ouais, j’en reviens à ma théorie du funambulisme. Si vraiment c’est trop compliqué et que vous ne savez plus comment lui faire plaisir, je réitère ce que j’avais un jour dit sentencieusement à Ambrouille: des chocolats, des fleurs, des diamants. Simple, non ?

Girls do cry

Girls do cry


10 Responses  
Ambrouille writes:
20 janvier 2010 at 13:28

C’est le grand retour en force de Smurfette !!! A vrai dire il n’y a rien que je ne susse déjà en mon for intérieur, mais c’est toujours mieux quand c’est (bien) formulé par quelqu’un. Comme dit Winston Smith dans 1984 quand il lit “Théorie et pratique du collectivisme oligarchique”, les meilleurs livres sont ceux qui vous expliquent ce que vous savez déjà. Peut-être que ça m’aidera à ne plus commettre ces erreurs grossières !

Thalie writes:
21 janvier 2010 at 00:20

Boarf, c’est bien, les erreurs, aussi. Surtout les grossières, ce sont les meilleures.
(ndlr, je suis preneuse d’un ce que veulent les hommes en douze volumes)

Archyoda writes:
21 janvier 2010 at 16:44

Le fait de laisser grande ouverte la porte des toilettes lorsque l’on répond à l’appel de mère nature, ou du chili trop épicé de la veille (là, on regrette… Il est encore plus épicé à la sortie!), n’est en aucun cas réservé à la gente masculine… Prises de tête et incompréhensions mutuelles avec une ex qui pratiquait cet exercice. Ce n’est pas parce que ma langue explorait son anus que j’avais envie de la voir et de l’entendre s’en servir! Mais je partage la grande majorité de ce que tu as dit miss Smurfette…

Horny Smurfette writes:
21 janvier 2010 at 23:50

Oh, god.
Les filles c’est pas glam’ tous les jours (et ça fait caca aussi, des fois, contrairement à la légende), c’est un fait, mais la porte des toilettes ouverte, seriously ?

Archyoda writes:
22 janvier 2010 at 10:01

En effet… Et là, ça ressemble furieusement à un tue-l’amour… Ceci étant dit, peut-être suis-je ou pudique (mais juste sur ce point précis, alors!) ou coincé… Mais pour ma part, j’ai plutôt tendance à fermer la porte et à vider la bombe de désodorisant… Euh, voire même tousser pour masquer certains bruits… Arghhhhhhhh! Marie-Chantal, sors de ce corps!

Thalie writes:
22 janvier 2010 at 10:54

Euh, non, Archy, tu n’es pas coincé, je trouve ça plutôt normal, moi.
C’est sympa, pas de censure, pas de tabou, mais il y a des limites quand même.
Moi aussi je ferme la porte, comme la plupart des gens civilisés d’ailleurs. Seuls ceux qui n’ont pas de porte (?) sont excusés.
Moi il y a d’autres choses que je ne fais pas en public, épilation et masque à l’argile en tête.

Archyoda writes:
22 janvier 2010 at 19:45

Bon, épilation, je vois à quoi cela peut servir… Mais le masque à l’argile? Sur le visage ou sur les cheveux? Et pour quoi faire?

Horny Smurfette writes:
22 janvier 2010 at 20:23

L’argile, c’est excellent pour resserrer les pores et clarifier la peau. C’est souvent vert, moche, et ça craquèle en séchant.
Sinon, le truc vert moche qui craquèle et pue sur les cheveux, c’est du henné.
Tout ça, c’est pour que tout soit plus joli: peau, cheveux.
Perso, je fais des masques hydratants blancs, parce que j’ai la peau sèche (vous saurez tout), ça fait déjà peur à mon chat, alors je préfère pas tenter sur mon mec.
Tiens, ça me donne une idée de post débile, la cosmétique expliquée aux garçons, en douze volumes.

Archyoda writes:
23 janvier 2010 at 12:53

Bon, moi j’ai la chance de ne pas avoir besoin d’argile… étant donné que mon visage est déjà vert, moche, et craquèle tout seul, je dois le secréter naturellement!

Thalie writes:
23 janvier 2010 at 13:27

Hinhin
T’es con

Mettre son grain de sel

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