Yoko Ono, tout le monde sait que c’est la veuve de John Lennon, sa muse controversée, tout ça. Ce qu’on sait moins, c’est que c’est une artiste. Son défunt mari aurait même dit l’“artiste inconnue la plus célèbre du monde avant-gardiste”. Elle a notamment rejoint le groupe / mouvement Fluxus, que je trouve personnellement poilant (peut-être que je m’autoriserais un post dessus, après tout, l’art qui dit que ça n’en est pas et qui est drôle, c’est complètement dans la ligne éditoriale), et fait des tas de trucs, je vous laisse vous pencher sur son parcours, et ses œuvres, si ça vous intéresse. La biennale lui a décerné en 2009 le lion d’or pour sa carrière, et j’y ai apprécié sa gracieuse expo “Making Worlds”.
De loin, c’était des feuilles A4 avec des micro-textes dessus. De près, ce sont des instructions pour faire ses propres “performances”, rêveuses, drôles et touchantes:
Fly piece dit sobrement “Fly”,
Box piece dit “Buy many dream boxes. Ask your wife to select one. Dream together”,
Sun piece dit “Watch the sun until it becomes square”,
Beat piece dit “Listen to a heart beat”.
And so on. Je les ai relues plein de fois, photographiées, et je suis ressortie avec un petit sourire satisfait. Le simple et beau, j’aime.
