note du rédacteur en chef adjoint : Aujourd’hui nous accueillons un nouveau contributeur, il s’appelle Un Con Gnito et compte bien le rester. Bienvenue !
Ça ne vous a pas échappé à vous non plus ? Depuis un peu plus d’une semaine, il fait beau et doux, ça s’appelle le printemps.
La buée qui nous sortait de la bouche le matin a été remplacée par l’odeur infecte de transpiration sous les aisselles dès 16h. Ok, si on le prend comme tel, je suis pas super bon commercial pour le compte du printemps mais attendez, je suis sûr de pouvoir faire mieux !
Selon votre job, il fait encore désormais bien jour quand vous sortez des bureaux, on a un peu l’impression que la journée est plus longue. Mais en fait non, passé 21h, tu commences à bailler comme une vieille bouse et pour peu que la canapé de ce petit bistrot soit confortable, tu y commencerai bien ta nuit, à ronfler lourdement, la bouche entrouverte, un filet de bave faisant une mini-mare sur le faux marbre de cette table de troquet, sous les yeux éhontés de ton ou ta compagne de l’occasion et de tes amis qui en fait, ne le sont plus vraiment dès lors.
Non, le plus bandant avec le printemps c’est la nature quand même. L’herbe commence à repousser, les arbres se transforment à vue d’œils (parce qu’à vue d’oreilles, c’est moins flagrant), les oiseaux gazouillent (heu non, twittent) à longueur de journée… - et de nuit, le prochain piaf qui piaille sous ma fenêtre entre 2h et 7h du mat’ se prend une rafale de graviers téléguidés ! Bande de saloperies à plumes ! Ouais, donc, les fleurs réapparaissent, dans les champs, aux balcons, aux arbres, sur les tombes. Et par voie de conséquences, les abrutis dans mon genre recommencent à éternuer et avoir les yeux explosés au moindre pollen à la con s’approchant un peu trop près de muqueuses un peu trop susceptibles. Heureusement, Clarityne mon amie est là pour veiller sur moi.
La nature je vous dit est en pleine métamorphose. Les pigeons couleur et odeur “décharge en plein air” paradent et roucoulent. Les chattes en chaleur se frottent à nos basques et miaulent dans des niveaux de décibels interdits par la loi, les abeilles et tous les autres bestiaux ailés de la création ressortent de leurs nids pour venir nous pourrir nos premiers pique-niques. Les gendarmes copulent allégrement aussi. Vous n’avez pas remarqué, les gendarmes… pas les coincés du képi en uniforme bleu ciel hein, je parle de l’animal le gendarme. Depuis une semaine, j’en croise plein, et ils sont tous en train de niquer les voyous ! La copulation des gendarmes c’est spé, les gendarmes doivent avoir une haleine de chacal parce qu’ils niquent dos-à-dos, un peu comme si deux humains se foutaient à 4 pattes et se frottaient le cul mutuellement pour se reproduire. Le tout sponsorisé par Jeanne Mas : “En rouge et noiiiirrrr, j’exilerai ma peeeuuurr ; J’irai plus haaauuuut que ces montagnes de douleeeuuuuurrr ! Aïe Raymond fait gaffe, tu m’as coincé la 5ème patte !”
Mais revenons à nos fondamentaux quand même… le printemps… c’est quand même surtout la montée des hormones bordel ! De nos hormones ! Combinée à une quantité de vêtements portés en nette baisse, nous voilà à avoir les yeux en alerte constamment, obnubilés par le moindre bout de peau qui s’était planqué pendant les 5 derniers mois. Non, sans déconner les filles, faites péter les jupes et les mini-shorts ! Les petits débardeurs avec les bretelles de soutien-gorge qui dépassent de tous les côtés, voilà le printemps, le vrai comme on l’aime ! Aux chiottes les insectes et les fleurs, on veut voir et toucher (et lécher mais là pas en public quand même, un peu de tenue, y’a des gosses) de la peau de femmes, douce et sucrée, des sourires malicieux sous un regard ébloui par les rayons du soleil qui se font complices. Du sexe suggéré, de la fausse candeur stimulante, allez tous à poil !!!!!!!!!
Vive le printemps !