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L’insoutenable vérité sur le Champix
4 janvier 2011 by Thalie

Nouvelle année, bonnes résolutions (ah ouais au fait : bonne année !!!! youpi !!! yeah !!!!). Bein moi cette année, j’en ai pas pris une seule, parce qu’en fait, j’ai fait ma rebelle, et commencé ma bonne résolution fin 2010 : j’ai arrêté de fumer. Encore. Et j’ai encore choisi de ne pas compter que sur ma volonté. Parce que j’aime fumer, c’est beau, ça fait star hollywoodienne fatale en N&B (ou cowboy Marlboro, au choix), ça détend, c’est booooon. Alors j’ai acheté du Champix. Et autant ce post était gentillet, autant là, ça va balancer.

Déjà, Champix, franchement. Vous pensiez à quoi, les gars, quand vous avez fait le brainstorming pour le nom ? Vous aviez pris de la drogue et vous regardiez Alice au pays des merveilles sans le son avec Total Eclipse en fond sonore ? Mmmm ?

Bon. Deuxième tentative, donc. Pour rappel du principe : première semaine on y va mollo (pilules blanches), deuxième semaine on augmente la dose (pilules bleues-viagra), et ensuite, c’est parti pour 11 à 23 semaines - super précis, ça - de cachetons bi-quotidiens. Ah, j’oubliais, quand même, on est supposé s’arrêter de fumer quelque part dans les 15 premiers jours. Comme je suis vicieuse, et accro, j’ai attendu le dernier jour.

Fumer, c’est mal.

On évite soigneusement de lire les contre-indications. Déjà, parce que quand on les déplie, c’est format A3, et ça fait légèrement flipper. Ensuite, parce que quand on lit le A3, d’ailleurs, c’est pas pratique, on a encore plus peur, parce que c’est classé par fréquence. Dans un cas sur 10, nausées, insomnies, maux de tête, rêves anormaux. Carton plein.

Pour préciser (et entacher à jamais mon aura glamouresque), c’est vraiment vrai. J’ai fait la bêtise d’en prendre un à jeun, ça n’a pas loupé, j’ai traversé la pièce en courant vers les toilettes, mais pas assez vite, mon entrée et mon chat en sont restés éberlués (oh, ça va, j’étais à jeun, c’était anodin, même pas classable dans la catégorie vrai vômi). Maux de tête, yes, aussi.

Insomnies, ça dépend ce qu’on entend par là. J’étais du genre marmotte à qui il ne faut pas adresser la parole si elle n’a pas ses neuf heures par nuit. J’ai désormais une patate d’enfer jusqu’à 3h du mat, genre j’ai un peu abusé de poudre blanche, et je me réveille le matin à sept heures pétantes, sans réveil, frétillante à l’idée de sauter hors du lit et de rempiler sur une autre journée de 20 heures. C’est dingue tout ce qu’on peut faire quand on dort pas. Bon, certes, je tremble un peu et j’ai quelques soucis de concentration. Genre, j’engueule ma souris (celle de l’ordi) parce qu’elle fait n’imp avant de réaliser que j’ai le coude à cheval entre la barre d’espace de mon clavier et la (feu) touche pomme. Ceci dit, ça, ça peut être l’âge. Ou Alzheimer. Ou les deux.

Fumer, c’est pas bien.

Rêves anormaux, ça dépend aussi. Je me souviens de tout le matin, et en général, ça ressemble à des films de SF des années 70 avec des dialogues de Godard revus par Tarantino, plein de couleurs, et aussi, des fois je couche avec des gens, et encore, beaucoup moins qu’on ne me sollicite. Des fois il y a des filles, des fois des gens que je connais et que ça m’aurait pas traversé l’esprit, j’appréhende un peu mon prochain séjour onirique à la ferme (désolée).

Bref. Puis alors après, il y a la longue série des contres-indications dans un cas sur 100 (moches) et un cas sur 1000 (très moches) et puis un cas sur 10 000, globalement, c’est ceux qui ont vu leur vie sexuelle anéantie, qui sont recouvert de maladies de peau ou qui sont morts. Bref, ça donne envie, quoi.

Fumer, c’est très mal.

Et puis aussi, ça fait bizarre à l’humeur, le Champix. On m’a dit que les antidépresseurs ça faisait pareil, sauf que j’en ai jamais pris, alors je sais pas. Mais je flatline. Je suis maintenue artificiellement dans un état mou qui n’est vraiment, mais alors vraiment pas le mien. Je ne suis ni très triste, ni très heureuse, ni très en colère, ni très stressée, ni très rien, en fait. Je suis nivelée par le milieu, tout est tiédasse, c’est atroce, moi je crie très fort, je ris très fort, normalement. Je ne reconnais pas ce flan mou. Je me fais poke sur la cuisse et ça fait comme de la jelly. Ouais enfin ça c’est peut être parce que je grossis parce que je fume plus.

Ceci étant, j’ai plus envie de fumer, avec toute cette mollesse. Le gout de la clope me dégoute. Pas l’odeur, bizarrement, même si j’y suis plus sensible. Ah oui, quand même, en vrai, les effets positifs sont ceux qu’on lit partout : on sent mieux, le gout revient, on retrouve son souffle, sa peau de bébé, on est moins fatigué (malgré l’insomnie) etc, etc etc. Youpi tralala.

Fumer, c’est vraiment super mal.

Mais à un moment, genre là, après trois semaines, il semble que l’effet s’estompe. J’ai à nouveau envie de fumer, je commence à retrouver mon caractère (= je ronchonne toute la journée frustrée / sommeil / grrr), j’ai l’impression d’être Alex après sa chute de la fenêtre. Je serre les dents, pensant à ce que je me suis promis - un cadeau à chaque fin de mois d’un montant égal à 30 paquets de 25, ouh, joli cadeau. Enfin ça dès que j’ai terminé les 11 à 23 semaines de Champix à 135 euros par mois (et oui, en plus, ça coute cher).

Fumer, ça pue tue.

Et en vrai, demain, j’essaye l’acupuncture.

Voilà le coupable

Voilà le coupable


2 Responses  
Martha Jane writes:
7 janvier 2011 at 21:40
Thalie writes:
10 janvier 2011 at 13:48

Ah ! et bien voilà !

Mettre son grain de sel

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