… dans le garçon. Oui normalement, c’est dans le cochon. Mais comme dans chaque homme un cochon sommeille, ça tient la route, comme postulat. Comme dans le cochon, chaque partie du corps masculin a un intérêt - ou presque. Les filles, on a tendance à faire les malignes, genre on s’en passe très bien des garçons, et moi je dis, c’est stupide. Il faut réapprendre à bien consommer le garçon.
Les pattes supérieures, ou bras: ma partie préférée, enfin, ma deuxième préférée. Hyper pratique, ça sert à plein de trucs, les bras de garçons, parce que c’est généralement plus fort que les bras de filles. Ça sert à vous sous serrer quand vous avez besoin de tendresse, à encaisser vos petits coups de poings rageurs quand vous avez besoin de vous défouler. Et aussi à porter des trucs lourds, genre des sacs de courses, des meubles, des tas de bois… et accessoirement vous, quand vous êtes trop bourrée - ou pour vous bourrer, justement, contre un mur par exemple. Les bras, c’est trop la classe.
Le ventre: s’il est dodu, on peut faire du trampoline dessus, ou choper les fameuses “poignées d’amour”, s’il est musclé, on peut faire grat grat genre on râpe du fromage dessus, c’est super drôle. Et surtout, un mec, ça bouffe plein, donc c’est pratique en poubelle de table - il finit discrètement vos assiettes quand vous en avez marre, un peu comme un chien, mais il bave et pue moins (enfin, généralement).
Les pattes inférieures, ou jambes: pas forcément la partie la plus prisée, à tort. Déjà, parce qu’on peut jouer avec les poils des jambes. Ensuite, généralement, le garçon court plus vite que la fille - encore que j’ai des contre-exemples, donc il peut plus facilement attraper un bus ou un taxi ou un voleur de sac. Comme il a plus d’endurance, moyennant négociation ardue (montrage de seins, promesse de fellation), il redescendra volontiers les 6 étages pour aller vous chercher vos clopes / le pain / n’importe quoi que vous avez oublié. Et vous serez pas obligée forcément de tenir votre promesse - mais faites gaffe, à la longue, il va comprendre qu’il se fait enfler.
Le dos: on peut l’escalader quand on a mal aux pieds, on peut le griffer quand on fait du sexe. Ce qui est bien avec le dos, c’est qu’en bas, il y a les fesses. Super ludiques, les fesses. Vous pouvez les mordre, les attraper à pleines mains et les pétrir (plus drôle en public, et encore davantage sur des fesses inconnues), les pincer, les claquer et partir en courant et en riant. Éventuellement, si vous voulez vraiment rigoler, mettez un doigt à l’intérieur, c’est toujours une bonne façon d’appréhender le garçon. Ludique, on vous dit.
La queue: hormis l’usage sexuel que tout le monde voit bien, ou plutôt, sent bien, sur lequel je ne vais pas m’étendre (…), deux usages alternatifs. Un ludique: peut être manipulé comme un micro, un levier de vitesse, une main (à serrer en disant bonjour monsieur), et j’en passe, mais attention, il faut une complicité certaine avec un garçon possédant un bon sens de l’humour. Un usage répressif: sectionner violemment à l’aide d’un objet tranchant en cas de discorde - la menace peut suffire à avoir la paix. En moins radical, broyer énergiquement les deux trucs qui pendent inutilement en dessous, physiquement ou verbalement, les filles aiment beaucoup ça.
La tête, en revanche, n’a pas une utilité démentielle (mauvaise mémoire, yeux se fixant toujours sur des postérieurs étrangers mais incapable de trouver un éléphant dans un frigo, poils dans le nez et sur les joues et des fois dans les oreilles, haleine fétide les lendemain de soirées, ronflements, etc). Son intérêt réside surtout dans la présence de la bouche et de la langue, qui font des merveilles à condition qu’on ne leur demande pas de dire des choses trop intelligentes ou de donner des explications cohérentes.

Huik