Des garçons (ou des filles) qui passent dans votre vie, il y en a un nombre plus ou moins important selon le succès, la saison et l’humeur. Certains passent rapidement, et c’est pas grave. Vous êtes content de les voir arriver, et pas mécontent de les voir partir, et entre les deux, ça va plutôt bien, merci. Des fois, pas de bol, ça coince.
Vous vous retrouvez à vous dire que là, vous aimeriez bien que l’autre soit dans le coin, au bout du fil, dans votre canap’, ou tout autre endroit, mais en votre compagnie. Il y était, il y est plus, et bizarrement, ça fait une sorte de mini-vide, qui si tout va mal, peut devenir un gros vide, voire scénario catastrophe, une sorte de trou noir qui absorbe des trucs sur son passage. Un moment de vagabondage d’esprit, et paf, vous pensez à ce qu’il / elle vous a dit, à un geste, un sourire, un truc à la con, quoi, mais agréable, néanmoins. Vous respirez un grand coup, vous recentrez sur votre moi profond, mais quelques heures / jours plus tard, bim, ce truc, là , qui vous fait bien rigoler, ou vous énerve, ou vous plaît, vous le partageriez bien avec cette personne. Pas une autre. Sans tomber dans du Lamartine, vous vous dites que quand même, y’a du mieux dans votre vie quand il / elle est là.
C’est quoi cette drôle de sensation ? Je crois que ça s’appelle le manque. Ça marche aussi avec la famille, les amis, la drogue, clope et alcool inclus, et des fois aussi le foie gras. Mais tout ça se solutionne normalement assez vite. Un coup de fil, un dîner, une cigarette, du foie gras mi-cuit avec un Sauternes, c’est plié. Et c’est reparti pour un moment.
Des fois pas. Des fois, voir l’autre aggrave la situation, et vous vous retrouvez au point de départ, à savoir, l’envie de le voir. Les tentatives de substitution échouent lamentablement. Il y a comme un signe qu’il se passe quelque chose d’inhabituel. Vous êtes dans la merde. Une seule solution, fuir. Vite.
Vous pouvez aussi tenter, à vos risques et périls, un “tu me manques” et serrer les dents en attendant la réponse. Si c’est “cool”, “merci”, un air gêné, ou un changement de conversation subit, re-fuir. Encore plus vite. Si c’est “toi aussi”, c’est pas forcément mieux pour votre santé mentale, mais ça vaut peut-être le coup de pas trop fuir. Sait-on jamais.