En guise d’introduction à cette encyclopédie, je voudrais passer un gros coup de gueule, au risque de passer pour réactionnaire. J’aime pas les filles à poil. Enfin c’est pas vraiment que j’aime pas ça, mais j’aime pas qu’elles pensent qu’il suffit de nous montrer leurs seins pour nous faire hurler à la lune.
Exemple : alors que je travaillais encore en agence de pub, un des associés, qui était également un blogueur influent mégalomane, a fait venir des strip-teaseuses pour son pot de départ. Les nanas étaient gaulées comme des vases en porcelaine et portaient de la lingerie fine digne des prostituées les plus luxueuses. Elles sont montées sur le bar et ont commencé à se tripoter les nichons. Et bien moi ça ne m’a fait aucun effet, rien… Pas un frisson dans le caleçon. J’aurais pu au moins apprécier la qualité esthétique de la scène… Mais ce n’était rien d’autre qu’un pastiche des films érotiques de M6. Et je vais vous dire ce qui manquait : les nanas ne faisaient pas l’effort de danser, elles croyaient pouvoir nous exciter simplement en montrant leur cul (c’étaient des amatrices, la boîte n’a pas voulu payer de vraies pros, la sensualité ça ne s’invente pas).
Hier soir, j’étais dans un endroit supposément branché, le White trash fast food à Mitte… Le genre de multiplex du divertissement nocturne, restaurant - bar- concert, boîte de nuit en sous-sol, décors hétéroclite et serveurs super-lookés tout sauf aimables. On nous promettait une soirée Trash sans concession… Et là, rebelote, on se retrouve devant des meufs à poil avec des plumes dans le cul, qui enchainent les poses lascives… Je ne comprends pas, il est donc plus facile de trouver une nana qui veut bien se mettre toute nue sur une scène plutôt qu’une bonne danseuse ??? J’en viens presque à regretter l’époque du french cancan.
Moi rien ne me fait plus rêver qu’une fille qui ondule des hanches. Elle peut être gaulée comme une cafetière, mal sapée, mal coiffée, édentée et poilue sous les bras, si elle danse bien elle a déjà conquis 80% de mon attirance sexuelle. Peu importe la manière : il y a celle qui sautille en tapant du pied, celle qui bouge la tête en faisant tourner ses doigts dans ses longs cheveux, celle qui ne remue rien d’autre que ses muscles fessiers, le tout c’est de la faire avec grâce, élégance et féminité, (et un minimum en rythme)…
Ma mère, qui semble-t-il n’a pas eu la même jeunesse que moi, ne comprend pas du tout l’intérêt de ce genre de manifestations que l’on qualifie de festives, et qui consistent à danser sur le la musique. Elle trouve que c’est nul parce que le son est trop fort et qu’on ne peut pas discuter. En outre, de nos jours on ne danse même plus la valse ou le Passo Doble, on se contente simplement de gigoter tout seul, ça n’a vraiment aucun intérêt… Elle ne veut pas comprendre qu’il s’agit là de parades sur le parquet, de regards qui glissent et qui se croisent, de basses qui pénètrent lentement le corps pour lui faire lâcher prise. Les cerfs brament et les paons font bien la roue… nous aussi, les hommes, avons besoin de ce genre de rituels.