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Cher Ernest Gräfenberg
23 janvier 2010 by Horny Smurfette

Avec un nom pareil, on aurait pu s’attendre au pire. Fort heureusement, on n’en a pas conservé l’intégralité pour nommer votre découverte. Soit dit en passant, je serais curieuse de savoir ce qui vous a poussé à chercher puis trouver ce spot, mais je ne saurai jamais.  L’étude, selon mon ami Wikipédia, date de 1950, mais bizarrement, on n’a mentionné ce lieu qu’en 1982. Donc, cher Docteur, vous avez découvert le point G. Je vous en félicite, c’est une bien belle trouvaille. Enfin, pour celles qui l’ont trouvé. Faut dire, les indications sont à peu près aussi précises que pour l’or des nazis ou le graal, et tout le monde n’a pas Indiana sous la main - et on le déplore, d’ailleurs. J’ai lu beaucoup de littérature sur le sujet, et tout ce que j’ai retenu, avec ma mémoire de poisson rouge, c’est “environ à 5 cm de l’entrée du vagin, face antérieure”. Déjà, c’est vache, parce que ça oblige à avoir le compas dans l’œil, et un minimum de vocabulaire pour savoir où est la face antérieure.

Ensuite, on en parle toujours avec toutes les précautions d’usage. “Peut” provoquer une réaction sexuelle intense, “peut” provoquer un orgasme. Donc, la blague, si je résume, c’est qu’il faut le chercher, et ensuite, quand on l’a trouvé, on n’est même pas sûre de pouvoir changer le plomb en or. On parle de terminaison du clitoris, de prostate féminine, de petite boule qui grossit quand on la stimule, puis éventuellement, comme si c’était déjà pas assez compliqué, on lie ladite stimulation à l’éjaculation féminine (le graal, épisode 2). Vous m’en direz tant. Et puis début 2010, la nouvelle atroce est tombée. Suite à une brillante étude menée sur 1804 jumelles (je vois pas le rapport, mais bon), on affirme que le point G n’existe pas.

Merde alors. On a passé des années à le chercher, on s’est sentie moins que rien parce qu’on le trouvait pas, ou au contraire super fière de l’avoir trouvé, et il n’existerait pas ? Moi, je veux croire qu’il existe, parce que c’est sympa de fouiner pour mettre la main (enfin, euh, peut-être pas la main entière) dessus, seule ou accompagnée. A condition qu’on n’en fasse pas une fixation, et que ça devienne pas une vanne condescendante “quoi, t’as pas trouvé ton point G ? t’es nuuuulle”. On a déjà assez de raisons de ne pas se sentir au top tous les jours, sexuellement inclus, point besoin d’une nouvelle. Puis d’un autre côté, est-ce que ces messieurs les scientifiques n’ont pas mieux à faire que d’essayer de percer les secrets du plaisir féminin - même si j’entends bien qu’une certaine curiosité teintée de jalousie puisse les motiver ? Parce que franchement, si c’était simplement une histoire bête et mécanique de localisation de terminaisons nerveuses, on pourrait prendre son pied tout le temps, avec n’importe qui, et la misère sexuelle ne serait pas ce qu’elle est, donc, ça se saurait. Néanmoins, je vote pour l’utilisation de tous les moyens à disposition pour éprouver du plaisir, et donc, si y’a présumément un truc cool supplémentaire, autant ne pas réfuter son existence. Vu que le sexe, ça se passe essentiellement dans la tête, c’est très bien d’y croire.

Pour terminer sur une note amusante mais qui résume très bien la situation, je cite Damien Mascret, auteur de La Revanche du clitoris, (piqué dans un post très bien ici): “Pourquoi –alors même que toutes les femmes ont un point G– ne sont-elles pas capables d’en jouir? Nous avons tous des oreilles, mais nous ne sommes pas tous capables d’éprouver du plaisir en écoutant Bartok.”

Le point G by Gucci

Le point G by Gucci


2 Responses  
Ambrouille writes:
23 janvier 2010 at 14:10

Cette étude anglaise ne prouve absolument rien. On n’a pris des nanas, et on s’est aperçu que 50% d’entre elles n’ont pas trouvé leur point G, et en plus comme on a fait l’étude sur des jumelles, on s’est aperçu que deux êtres d’ADN identiques pouvaient ne pas être d’accord sur ce point (G en l’occurence)… On en a donc déduit que le point G avait des chances d’être une chimère… Mais ce n’est absolument pas convaincant, ça peut vouloir dire que le point G n’existe pas, mais aussi que le point G existe et qu’il est difficile à trouver…
Par exemple, moi quand j’ai mal au ventre, je ne sais pas si ça vient du foie, de l’estomac ou de l’appendice… Si on me demandait si j’ai l’impression d’avoir une prostate quelque part au fond de mon cul, je dirais non… C’est pas si facile de bien connaître son corps.
On pourrait donc faire appel à un autre point G : le point Godwin… Godwin c’est un mec qui a calculé que plus une conversation durait longtemps, plus les chances de parler d’Hitler étaient grandes (ce qui est vrai de tout sujet de conversation entre nous)… Et donc le point G, c’est un peu le point Godwin de la sexualité féminine, on y revient toujours. C’est un sujet de société sur lequel il est impossible à trancher, un peu comme le débat Mac ou PC…

Archyoda writes:
25 janvier 2010 at 17:39

Les hommes peuvent être aussi accusés de ne pas être capables de stimuler efficacement un point G que leur partenaire n’arrive déjà pas à trouver toute seule. Comme dit Ambrouille, ce n’est déjà pas facile de connaître son corps, alors s’il faut en plus essayer de solutionner les méconnaissances des autres sur le leur… C’est pour cela que je m’applique à ne jamais faire jouir mes partenaires. Ainsi, on ne me reproche JAMAIS de ne pas trouver le point G… Juste d’être un très mauvais coup… C’est plus simple, plus direct et moins restrictif…

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