Cette semaine notre rédactrice en chef est en vacances ; c’est donc La Bulle et moi-même qui tenons la maison. Les hommes sont aux commandes ! Je déclare officiellement ouverte la semaine du mec. On va enfin pouvoir parler foot, bières et gros nichons sur ce foutu blog.
Pour inaugurer ce men’s forum de la rentrée, je voudrais, messieurs, vous évoquer un combat qu’il me semble urgent de mener. Vous aussi vous pensez que notre sexe souffre d’une oppression larvée mais pourtant bien réelle ? Si le féminisme existe, pourquoi n’aurions nous pas aussi notre mouvement masculiniste ? Il ne s’agit pas bien sûr de lutter pour un retour au patriarcat et à la phallocratie, mais simplement de revendiquer le droit d’exister en tant qu’homme.
Elles nous ont suffisamment reproché nos défauts : feignants, brutaux, sales, grossiers, et surtout obsédés… Mais cela ne les empêche pas de nous demander de jouer notre rôle d’homme quand ça les arrange : il faut toujours se montrer protecteur, bander dur et déboucher les pots de confiture, et elles voudraient que de temps en temps on les plaque subitement contre la porte du frigo…. mais sans oublier d’ être toujours galants et prévenants, parce que, comme on dit : « les filles sont toutes des princesses ». Ah ouais des princesses, comment-ça ? et moi qui croyais à l’égalité des sexes… Si c’est comme ça, pourquoi nous ne serions pas nous aussi traités comme des princes ? En attendant, on a juste le droit d’offrir des cadeaux et de descendre les poubelles. Nos ancêtres, eux, ils pouvaient au moins mettre les pieds sous la table en attendant que la soupe soit servie.
Permettez-moi de vous raconter une anecdote significative. Un de mes amis (je vous assure que ce n’est pas moi) se trouvait dans son lit avec une jeune fille à ce moment crucial où l’on se regarde dans les yeux en cherchant à tâtons la boîte de capote, et alors, patatras, il a eu ce qu’on appelle classiquement une « petite panne ». Et la fille de lui demander naïvement: « tu es gay ou quoi ? ». Vous pensez bien qu’ il s’est senti vraiment blessé, mon pote, et c’était sans doute le but recherché. Mais évidemment il était bien trop gentleman pour répondre : « mais non, pas du tout, c’est juste que tu ne m’attires pas et que tu t’y prends comme une cruche, moi je n’ai rien demandé, c’est toi qui t’es invitée chez moi. » Voilà, ça, c’est typiquement les meufs : elles pensent pouvoir nous trouver aussitôt prêts à l’emploi dès qu’elles ont une envie à assouvir, comme s’il leur suffisait simplement d’offrir leur corps sans le moindre effort, tout ça parce qu’on est des mecs et qu’on est des obsédés.
Entre parenthèse, il y a une technique contre les pannes d’érection et les filles manchotes : descendre faire un petit cunnilingus et en profiter pour se frotter un peu au drap… C’est dommage d’en arriver là, mais que voulez-vous, elles sont tellement vexées quand elles s’aperçoivent qu’on ne bande pas pour elles…
Et puis franchement, elles nous empoisonnent la vie avec leurs orgasmes, nous aussi ça nous arrive de regarder le plafond, en pensant « c’est bon tu en es déjà au troisième laisse moi avoir le mien même si je sais qu’il est dix fois moins puissant ». En plus il faut aussi assurer le service après vente : faire l’amour, vous comprenez, c’est beaucoup d’émotion… Interdiction de se casser pour aller fumer une clope ou bien mater une vidéo sur youtube, il faut les laisser se lover contre son flanc pour apaiser leurs frissons intenses. Et surtout ne jamais prononcer la phrase fatidique « alors heureuse ? » On a beau avoir fait tous les efforts possibles, s’être retenus comme des dingues et forcés à penser à sa mère pour se calmer, on n’a même pas le droit de savoir si ça a marché…
Unissons-nous contre le joug féminin, mettons fin à cette castration permanente. Ce n’est pas parce que nous sommes des obsédés que nous n’avons pas droit au plaisir, c’est vrai quoi, nous ne sommes pas des machines !