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Non à la misère sexuelle
11 mars 2010 by Ambrouille

La dernière fois que Thalie est partie en vacances et que La Bulle et moi-même avons pris les commandes, nous avions institué la semaine du mec, ce qui avait fait grand bruit, avec notamment le manifeste du masculinisme, ou encore des vidéos d’hôtesses de l’air assez peu pudiques. Mais aujourd’hui, la guerre des sexes n’est plus de mise ; place à la guerre du sexe. La situation est grave en effet, et la misère sexuelle n’a jamais été aussi flagrante…

L’état des lieux : c’est incontestablement toujours les mêmes qui baisent, ils sont beaux, bien habillés, drôles et riches, ils ont la tchatche, le pouvoir, et une libido démesurée : ce sont les capitalistes du sexe. Mais comme il y a quand même une justice, ils ne sont pas si heureux :  leur appétit et leur soif de conquète étant toujours plus insatiable,  ils doivent tôt ou tard passer par une cure de désintoxication  du sexe (ou un trekking dans le désert, ça marche aussi.)

Les autres n’ont que deux solutions :  la première est de  vivre un amour réciproque, une relation de confiance, dont découle une sexualité toujours plus épanouie. Parfois, l’envie d’aller voir ailleurs se pointe à l’horizon, mais la culpabilité qui découle d’une des ces aventures est tellement plus grande que le bénéfice qui en est tiré, qu’il vaut mieux y renoncer…Malheureusement, Cupidon est assez avare de ses flèches et plus on est libre d’aimer qui on veut, plus les possibilités sont multiples et donc les chances de tomber d’accord au même moment sont moindres. C’est d’ailleurs le problème des sites de rencontre, on croit avoir plus de chance de trouver une chaussure à son pied, mais en réalité, on est juste soumis à une concurrence acharnée, et au final, c’est toujours les mêmes, les capitalistes du sexe, qui tirent leur épingle du jeu.

Sur le marché du sexe, la majorité des candidats attendent donc le weekend pour que l’alcool leur donne le courage d’aller à la rencontre de l’autre. Là c’est un peu comme vide-grenier, premiers arrivés, premiers servis, et donc évidemment ça tombe toujours sur les mêmes, les capitalistes du sexe.  De leur côtés, les prolétaires attendent la fin de la soirée, que le bar se vide, et ont parfois la trop rare occasion de finir avec quelqu’un sur lequel ils se seraient à peine pas retournés en temps normal.  La plupart rentrent bredouilles en se disant qu’ils auront plus de chance le week-end prochain.

Parmi les candidats masculins, il y a aussi  ceux qui empruntent une voie plus traditionnelle : quand une fille leur plaît, une collègue, une voisine, etc, ils obtiennent un rendez-vous au prix de maints efforts, offrent des fleurs et le restaurant, et raccompagnent la demoiselle chez elle en taxi… Les ratés et le rateaux sont si nombreux qu’on se rend vite compte que se tourner vers la prostitution est beaucoup plus économique non seulement en argent, mais aussi en énergie dépensée.

Et que dire des femmes mal-baisées par leurs maris égoïstes, de celles qui font l’amour à leurs conjoints afin de négocier les tâches ménagères, de ces jeunes filles qui couchent avec leur meilleur ami car c’est le seul garçon en qui elles ont un tant soit peu confiance et qui savent pertinemment qu’elles sont  en train de lui briser le cœur…

Il est vraiment temps d’abolir ces inégalités criantes et de lutter ensemble contre le capitalisme du sexe. Il est vraiment inacceptable de voir tous ces hommes faire l’amour avec leur ordinateur et toutes ces femmes avec leur canard jaune, cela ne peut plus durer. Faisons la révolution, devenons communistes du sexe. Je commence aujourd’hui le combat… A partir d’aujourd’hui, mon corps est à toutes les femmes, de tout âge et de toute confessions,  en tout cas à toutes celles qui le désirent. Ma chambre va devenir le premier sovkoze du sexe.

Bon j’ai conscience que ma modeste contribution ne  va pas changer grand-chose,  étant moi-même un prolétaire du sexe capable d’abstinence pendant plusieurs mois, le don de moi-même ne vaut pas grand chose, il faudrait vraiment que les capitalistes du sexe consentent à partager un peu plus équitablement… Il est temps par exemple pour Horny Smurfette de nous montrer qu’elle a la fibre sociale.


4 Responses  
La Bulle writes:
11 mars 2010 at 15:37

ahhahahahahhaha
Même si j’adhère pas à ta conclusion sur l’utilisation de la prostitution je suis assez d’accord avec toi :
Devenons communistes du sexe en commençant par toi !
Tout le monde chez Ambrouille !!
Tout le monde tout nu !!!
Lets all make love together !!!!

lulu writes:
11 mars 2010 at 17:01

Ah Ambrouille, quelle générosité!

Alex writes:
11 mars 2010 at 18:56

L’adresse! l’adresse!! On arriiiiive!

Ambrouille writes:
11 mars 2010 at 19:25

Je vais pas balancer mon adresse comme ça sur le net, mais on pourrait facilement organiser rapidement une sorte de meeting contre la misère sexuelle. En tout cas je suis content de voir qu’il y a encore des idéalistes aujourd’hui, je compte sur vous pour porter loin notre combat.

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