Quand on a vraiment trop bu, on peut faire plein de trucs. Si on est une fille, rire très fort, dire des conneries, danser à moitié à oilpé sur une table, vomir. Si on est un garçon, rire très fort, dire des conneries, se battre, faire des trucs débiles comme vider un extincteur dans une cage d’escalier. Vous ne voyez pas “faire du sexe” dans la liste ? C’est normal, c’est parce que c’est une option absurde. Boire ou jouir, il faut choisir.
A très petite dose, ça peut être bien. Voire préférable quand on est achement coincé et timide, l’alcool c’est bien connu ça désinhibe, et ça évite de stresser parce que des fois, ça fait tellement longtemps qu’on a peur de plus savoir comment faire. Et qu’on a beau se dire que c’est comme le vélo, on est pas très sur qu’il suffise d’appuyer fort avec les pieds pour que ça marche. Donc une coupe de champ et au lit.
Par contre, franchement, complètement bourré… d’une, d’abord, qu’est ce que vous faites avec quelqu’un dans votre lit alors que vous êtes ivre mort, mm ? Si vous êtes en couple, ça passe encore. Mais attendez donc le lendemain pour faire du sexe. Si vous n’êtes pas en couple, ça veut dire que vous avez ramassé quelqu’un pendant la soirée. C’est mal de coucher le premier soir, on vous a déjà dit. Surtout dans de mauvaises conditions. De deux, c’est techniquement pas du tout une bonne idée. Renoncez, et dormez.
Pourquoi, me direz-vous ? Plein de bonnes raisons: baiser quand on est complètement HS, c’est forcément pas bien. On est fatigué, c’est n’importe quoi parce que complètement incohérent et désordonné, on n’est pas concentré, voire on n’a pas forcément envie d’être secoué. Même si c’est bien, on s’en rappellera à peine. En plus si on est bien imbibé, on a l’haleine fétide, ce qui peut être assez rédhibitoire. Et puis bon, dois-je rappeler que la consommation d’alcool a des effets physiques néfastes ? Chez l’homme: pannes, retardement de l’éjaculation, voire impossibilité de terminer. Chez la femme: décontraction des muscles et anéantissement de la lubrification. En clair, ça donne, monsieur qui bande mou et/ou ne prend jamais son pied avec madame qui a moins de sensations et/ou carrément mal. Ça vous fait rêver, vous ?
Donc reportez la partie de jambes en l’air à plus tard, après avoir dormi, le matin au réveil (penser quand même à régler le problème de l’haleine). Ou carrément à jamais, c’est bien aussi, parfois. Vu que l’alcool trouble aussi la perception d’autrui, ça serait dommage de se réveiller à côté de quelqu’un que vous n’auriez jamais, mais alors jamais sauté à jeun.