Pour qu’on arrête de me dire que je sors que des vieilleries (ndlr: toujours facile de critiquer quand on fait rien), la zik de la semaine, c’est un groupe tout à fait actuel, au nom imprononçable, The Raveonettes. Ils sont jeunes, beaux, scandinaves (bon, certes, pas suédois, mais personne n’est parfait), font de la bonne musique, très rock, librement inspirée des 50’s et 60’s (ah, ah, on y revient, et je vous emmerde): leur nom, déjà, leur son, même l’esthétique de leurs clips sont imprégnés de clins d’œil et de références. Simplement, si on tend l’oreille, les paroles sont pas vraiment dans le champ lexical de l’époque, plutôt léger et cruche: débauche, vie agitée, sexe,drogue (et rock’n roll) sont leur thème de prédilection, leur avant dernier album s’appelle d’ailleurs Lust ! Lust ! Lust ! - tout à fait subversif pour des scandinaves, mais eux ont toujours rêvé de s’échapper du Danemark, ceci explique cela.
Leur nouvel album, In and Out of control, vient de sortir, avec notamment un titre qui fait déjà beaucoup parler de lui, Boys who rape (should all be destroyed), qui, de loin, sonne comme une ballade niaise des années 60. Sauf que pas trop, c’est assez haineux. Les autres titres semblent aussi tout à fait sympathiques: Breaking Into Cars, Suicide and D. R. U. G. S. entre autres. Pour citer le Vancouver Sun, leurs chansons seraient parfaites en bande-son d’une “prom night” de vampires.
Moi, je vous offre un titre plus ancien, Candy, une sombre histoire de dirty treat, j’aime beaucoup, surtout le matin au réveil (le son, pas les dirty treats, encore que). Enjoy.