ndlrédacchef: nous accueillons une p’tite nouvelle, Lata, sous vos applaudissements.
J’écris un roman. Je suis auteure en somme. Je viens de commencer. Avant c’était toujours des textes courts jusqu’à ce qu’un éditeur me dise qu’il faudrait que je passe le pas. “Lancez-vous dans un premier roman. Ne faites pas quelque chose de fantastique. Il n’y pas de public pour ça. Quelque chose de plus réaliste et parlez nous un peu de vous”. Tout un programme. Alors voilà, j’ai écrit quatre pages. Ça se passe dans un cabaret près de Pigalle. Le narrateur est une fille de mon âge qui est danseuse. Il va être question de spectacle, d’amour, de cul, de brasserie et de liberté. Jusque là tout va bien. Vous constaterez que je suis plutôt obéissante. Toujours docile, je n’invente plus d’histoires de dictateurs boliviens, de fantômes dans les fontaines ou de vieux parisiens qui changent d’identité sur un malentendu. Ce temps là est révolu, je dois être réaliste. Reste un hic, je n’y connais rien à tout ça.
Fais voir la suite »