La fin de l’excellent coup de gueule d’Ambrouille sur les chieuses indécises annonçait la couleur: il ne veut pas jouer. Il a raison, et moi non plus. J’aime que le monde soit bien manichéen, coupé en deux: d’un côté, les garçons qui veulent de moi, de l’autre, ceux qui veulent pas. Ils ont le droit, hein, je respecte tout à fait les deux avis. Rien à redire. Sauf que le monde semble aussi peuplé de garçons qui veulent, mais à moitié. Et qu’on me dise pas que le problème vient de moi, j’ai toute une liste de noms de gens, mâles et femelles, dans le même cas.
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Franchement je commence à en avoir assez des filles à qui tu n’as rien demandé, qui viennent te draguer, qui te roulent des pelles dans tous les coins, qui te ramènent chez elle et qui, le lendemain, alors que tu es complètement sous le charme, encore émerveillé par les instants magiques que vous avez tendrement partagés, te disent simplement qu’elles ne veulent pas de petits copains, et qu’elles te rappelleront quand elles en auront envie. Putain merde je commençais juste à y croire, et soudain tout s’effondre.
Hier c’était la journée pour le droit des femmes. C’est le genre de trucs sur lesquels il ne faut pas plaisanter, alors sur HHY, on s’est abstenu. Si vous voulez pleurer un bon coup sur la condition féminine, vous pouvez aller lire le billet de Perséphone Ioudgine, qui est bouleversant.
Moi en ce lendemain de la journée des femmes, je voudrais m’excuser auprès du genre féminin pour toutes les fois où j’ai été goujat, et ça doit se compter par centaines, voire par milliers. Comme dit La Bulle, il faut archiver ses souvenirs de merde pendant qu’il est encore temps, et en plus ça devrait me faire du bien.