ndlrédacchef: nous accueillons une p’tite nouvelle, Lata, sous vos applaudissements.
J’écris un roman. Je suis auteure en somme. Je viens de commencer. Avant c’était toujours des textes courts jusqu’à ce qu’un éditeur me dise qu’il faudrait que je passe le pas. “Lancez-vous dans un premier roman. Ne faites pas quelque chose de fantastique. Il n’y pas de public pour ça. Quelque chose de plus réaliste et parlez nous un peu de vous”. Tout un programme. Alors voilà, j’ai écrit quatre pages. Ça se passe dans un cabaret près de Pigalle. Le narrateur est une fille de mon âge qui est danseuse. Il va être question de spectacle, d’amour, de cul, de brasserie et de liberté. Jusque là tout va bien. Vous constaterez que je suis plutôt obéissante. Toujours docile, je n’invente plus d’histoires de dictateurs boliviens, de fantômes dans les fontaines ou de vieux parisiens qui changent d’identité sur un malentendu. Ce temps là est révolu, je dois être réaliste. Reste un hic, je n’y connais rien à tout ça.
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“Oui, c’est bien Bouge tes reins Lentement devant les miens”
“I wanna kiss you in Paris I wanna hold your hand in Rome I wanna run naked in a rainstorm Make love in a train cross-country You put this in me So now what, so now what ?”
J’ai pas mal fouillé pour trouver des chansons qui vont bien avec le thème de la semaine - le cul au féminin, pour ceux qui auraient oublié. Il y en a des tas, hein, qui font monter la température de quelques degrés. J’ai opéré une sélection drastique, mais il en est restés trois. Trois très que je n’ai pas réussi à départager. Alors comme toujours dans ces cas là, quand j’hésite et que je n’ai pas envie de choisir, je prends tout - cette phrase s’applique davantage à des paires de chaussures qu’à des garçons, je précise. Quoique. Du coup vous aurez trois chansons postées au cours de la journée. Non, me remerciez pas.
“Voilà ça y est, je suis Frémissante et offerte De votre main experte, allez-y…”