Je suis encore tombée *accidentellement* sur un site qui m’a vraiment fait beaucoup d’effet. J’ai gloussé devant mon écran en l’explorant de fond en comble. Un peu dans la même veine que placeboKatz, déjà évoqué ici. Du détournement drôle d’œuvres d’art, moi, ça me fait toujours de l’effet. Sauf que là, c’est pas du tout geek, mais ça n’en demeure pas moins génial.
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Pour les nouveaux arrivants qui débarquent fraichement sur Happy Happy Yeah (via par exemple un magazine informatique renommé dont je tairai le nom), et qui se demandent c’est quoi ce truc, j’ai envie de faire une petite présentation rapide, des fois qu’ils n’aient pas l’idée d’aller chercher les infos là ou là. Ou la flemme, c’est courant au mois d’août. Donc ici, à défaut d’être des philosophes, on est des grands philanthropes, on fait des posts à caractère réjouissant pour mettre de bonne humeur le matin, mais ça marche aussi le soir. C’est leur seul point commun, sinon la ligne éditoriale est assez foutraque, on me le reproche assez. Il y a des billets d’humeur, des vidéos, des chroniques, de l’art, de belles images pour ceux qui n’aiment pas trop lire, et même un peu de sexe (âmes sensibles facilement choquables et parents des auteurs, s’abstenir). Il y a parfois des commentaires puissants, et des fois, des légèrement moins puissants. Derrière les pseudos évocateurs des auteurs, il y a des vrais gens qui écrivent (certains plus que d’autres) en essayant d’être drôles et de vous arracher un sourire. Voilà pour le résumé. Bonne découverte, et si vous aussi vous voulez participer à l’amélioration du taux global d’amusement de la planète, n’hésitez pas.
Et surtout, n’oubliez pas d’être heureux.
Thalie
“higher beings forced me to type the below”. C’est la baseline hyper drôle de placeboKatz, un très sympathique blog qui parle d’art. Pourquoi celui-là, me direz-vous, vu que les blogs qui parlent d’art, y’en a à peu près autant que les blogs qui parlent des relations homme-femme (sauf que c’est souvent moins enrichissant que l’art). Bah simplement à cause d’une section “understanding art for geeks”, ultra-connue mais qui me plait énormément. Des classiques de l’art revisités à la sauce informatique, avec la Duchesse de Villars qui poke, Jésus sur MSN, le penseur de Rodin avec un sablier, et j’en passe. Mon préféré est là dessous, quand même.
Turn on
Richard Onyango est un artiste Kenyan qui a exercé une foule d’activités : peintre d’enseignes, conducteur de bus, sculpteur, charpentier, concepteur de vêtements et de meubles, agriculteur, dresseur d’animaux… Et puis il est devenu peintre et il passe son temps à peindre Drosie, sa compagne, blanche, plantureuse et qui a l’air d’avoir un sacré caractère. Il y a tous les fantasmes d’un homme, sa vision de l’Afrique, de l’occident, du monde, et une totale liberté de forme. Je suis fan des murs turquoises, je veux les mêmes chez moi.
I love africa
J’aime l’art qui (me) dit des choses, qui touche, qui émeut, mais j’aime aussi l’art qui fait rire. Rire franchement ou légèrement, glousser, simplement sourire. Et ça n’empêche pas, par ailleurs, de faire passer des messages tout à fait honorables en terme de sériosité. Ou pas. Le rire franc, c’est Miranda July.
(pas mal)
Elle a eu droit à un bout de jardin, pour son intervention, et ça s’appelle Eleven Heavy Things. Ce sont des sculptures, taillées pour mettre des doigts, têtes, jambes, ce qu’on veut dedans, des piédestaux pour faire les andouilles dessus, le tout avec des petits textes hilarants et ironiques qui se foutent un peu de la gueule des photos “posées”, quand même. Le but du jeu est bien sur de se prendre en photo avec/ dessus / dedans. Et de poster sur son blog. Voilà comment on fait du buzz. Nicely done, Miranda.
Mon préféré, le plus fin