Au moins, le titre est limpide. La qualité musicale de la chose, elle, est contestable - mais qui est donc Elektra ? En revanche, pour alimenter le moulin à fantasmes des garçons qui se demandent toujours ce qu’on fabrique pendant nos fameuses soirées filles, c’est efficace. Pour les filles, c’est un spectacle pas désagréable, qui pourrait éventuellement donner l’idée de changer d’orientation sexuelle à certaines qui en ont ras-le-bol des garçons. Pour tout le monde, ça rend nostalgique du jeu de la bouteille - même si les miens étaient plus, euh, sobres? Et pour Corona, c’est une jolie pub. Enjoy.
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Comme l’a fait remarquer Un Con Gnito, c’est le printemps, et donc évidemment, nous, les hommes, sortons de notre hibernation et repartons en chasse. Au début j’ai eu du mal à me rôder, disons que j’ai fait quelques tentatives d’approche mais que j’ai parfois manqué de réalisme. Le problème c’est que les filles ne sont pas comme des fleurs des champs que l’on vient butiner. Une fille, il faut lui faire comprendre que le champ a beau être remplis de fleurs, il n’y en a qu’une dont on voudrait goûter le nectar.
Rouler des pelles, quelle belle expression. Je préfère largement le terme de french kiss, utilisé partout dans le monde, qui salue donc l’inclination naturelle de nous autres français pour la chose. C’est une activité pleine de promesses, distrayante, excitante. La plupart des filles que je connais aiment rouler des pelles. Voire même, pour certaines, c’est une activité à part entière, qui peut se suffire à elle-même, un truc sans forcément une suite, purement adolescent mais tellement agréable. “J’ai roulé des pelles hier soir” est une phrase très répandue dans les conversations féminines, même passé 15 ans. La plupart des garçons, même s’il existe des réfractaires, affirment également aimer ça. Sauf que, pour eux, il y a une suite. Forcément.
Un jour, au détour d’un déjeuner et en plein milieu d’une conversations semi-sérieuse, on s’est égarés. Le garçon avec qui je déjeunais m’a demandé “et toi, si tu devais te faire coller contre un mur et rouler une pelle, ça serait par qui ?”. Ça n’aurait pas été un ami qui posait la question, j’aurais essayé de faire une réponse pleine d’humour à contre-courant et absurde, genre Gandhi ou Vlad III Basarab, mais là, je n’ai pas hésité trente secondes, et j’ai grommelé, la bouche pleine “Javier Bardem”.
Personnellement, je dis rarement “j’ai envie de t’explorer le système immunitaire” avant d’embrasser un garçon. A tort, peut-être. Il parait que la pelle, ça sert à ça. Je ne suis pas 100% convaincue que ce désir, ce besoin impérieux qui empêche parfois de se concentrer sur la conversation, relève de la recherche de diversité génétique. C’est plutôt, quand c’est bien fait, complètement porno.