Un jour, j’étais en plein missionnaire (oui, c’est un scandale, mais ça m’arrive) quand le garçon me glisse à l’oreille “je peux te prendre par derrière ?”. Un peu déstabilisée, parce qu’on se connaît pas depuis beaucoup d’heures, je commence à essayer poliment d’expliquer que la sodomie, là tout de suite, c’est un peu prématuré, et avant que j’ai le temps de développer, je le vois devenir blême, même si’il fait pas très jour, et bafouiller “ah mais non mais pas du tout je voulais dire une levrette”. Et là, c’est à moi d’être blême. Pourtant, il n’était ni prude ni coincé ni rien, confère quelques conversations douteuses. ALORS DEPUIS QUAND ON DEMANDE LA PERMISSION POUR UNE LEVRETTE ? Oui, j’écris en capitales, ça veut dire que je crie. Je crie, voire même, je pleurerais presque si c’était mon genre, d’indignation face à la disparition des mecs, des vrais.
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