J’aime bien partir en vacances seule, ça ne m’a fort heureusement jamais posé de problème, mais je préfère quand même partir accompagnée. Cette fois, j’ai tapé fort. Point de meilleure amie, point de copain homo. Un suédois. Rien que ça. Un que j’avais rencontré un an plus tôt à Berlin en achetant des pizzas (et consommé), revu à Paris (et re-consommé), et qui de loin, ressemblait fortement à un garçon que j’aurais épousé dans la seconde s’il n’avait été à deux heures d’avion. Il était blond, il était beau, il sentait bon le gravlax chaud.
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Dans les années 60, la plupart des chansons parlaient d’amour, souvent de la manière la plus niaise qu’il soit, et généralement, c’était chanté par des filles blondes laquées à l’elnett, toutes propres sur elles. Mais moi j’aime bien les trucs niais, ça me transporte largement plus que des chansons récentes de maniaco dépressif qui parlent d’amour fini ou déçu. Je préfère imaginer la vie avec des cœurs, des fleurs et de la barbe à papa rose et une bande son de Litthe Peggy March que comme ça. C’était chou, léger, groovy quand même, avec de la jolie musique de Pourcel ou Bacharach ou des Funk brothers. Dégoulinant, cheesy, plein de bon sentiments, horripilant même des fois quand les filles se transformaient en petite femme soumise entièrement dédiée à son homme.