Comme cela a déjà été raconté dans le Bilan HHY 2009, j’ai rencontré pour la première fois Thalie dans un TGV (et c’est là que ma vie a basculé). Au départ j’avais pas grand chose à lui dire, et puis on a commencé à parler de journaux féminins, parce que, sans vouloir balancer, Thalie avait sorti de son sac un Glamour qu’elle comptait bien lire pour passer le temps, sans doute parce que je ne trouvais justement rien à lui raconter. Alors je lui ai dit toute mon aversion pour ce genre de publications, et soudain la conversation est devenue passionnante. Depuis on a décidé de faire ensemble un magazine féminin alternatif et HHY est né.
Jeune Fille au Bouquet de Fleurs des Champs, Fritz Zuber-Buhler (1822 - 1896)
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Vous êtes son type d’homme. Vous l’avez séduite. Déjà, bravo d’être arrivé jusque là, vu que c’est pas une mince affaire. Donc vous êtes dans la place, et pour une obscure raison qui vous appartient, liée à son physique avantageux, ses talents culinaires, son sens de l’humour incomparable, au choix, vous avez envie d’y rester. Et donc qu’elle aussi. On va vous prévenir tout de suite, c’est pas facile, d’être à deux, et c’est encore moins facile d’être avec une fille. Je sais de quoi je cause, j’en suis une. Ça pourrait être relativement simple, même si l’exposition répétée à une certaine promiscuité ne l’est jamais complètement, sauf que ça l’est pas, parce que malgré ce qu’on nous raconte, il y a une chose essentielle à ne pas perdre de vue: un garçon et une fille, ça marche pas pareil. Avant que vous ne commenciez à lire, je vous prie de garder en mémoire que je dis beaucoup de conneries, et que je fais beaucoup de généralités.
Séduire une femme, c’est simple. Bien évidement, chacune a ses préférences, vu que nous sommes toutes absolument *unique*, mais il y a quand même deux trois règles de base. Tout d’abord, confère chapitre précédent, il faut être vaguement son type, pour ne pas avoir des milliards d’efforts à fournir. Ensuite, c’est super simple. Un seul mot d’ordre: le funambulisme.
J’entends tout le temps des garçons qui se plaignent que lala, les filles, c’est vachement compliqué. Comme j’en suis quand même une à mi-temps, ça m’agace un peu, parce que si on veut rentrer dans ce débat, les garçons c’est pas un cadeau non plus. Mais ça n’est nullement le sujet ici. Moi, je trouve que les filles c’est complètement simple d’utilisation, facile à suivre et à comprendre, suffit d’avoir le mode d’emploi. Ambrouille s’était déjà livré à l’exercice, mais je vais me permettre de compléter pour aider tous ces pauvres garçons à sortir du profond désarroi dans lequel ils sont plongés. Je vais même faire une série, tiens, ça mérite au moins ça.