J’ai envie de m’exprimer sur le sujet favoris de la Bulle, les poils. Sauf que moi j’ai pas envie de parler de poils pubiens, n’oublions pas que je suis la caution classe (toute proportion gardée) de ce blog. J’ai envie de parler de poils du visage, et plus précisément, des poils du visage des garçons. Forcément, les poils de visage des filles, ça n’est pas un sujet classe.
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Il y a quelques jours, je suis tombée sur cette ravissante cartographie du cerveau masculin, qui m’a bien fait marrer. Je l’ai postée sur mon profil FB, et s’en est suivi un échange tout à fait édifiant avec une amie. Nous sommes tombées d’accord: cette cartographie date, un peu comme mon vieux globe de quand j’étais môme où il y a encore l’URSS.
Bon, je me colle au sujet de Silisarah, à savoir, pourquoi les garçons n’aiment pas qu’on utilise l’adjectif “petit” dans une phrase les qualifiant. Petit rappel, déjà, l’utilisation parfois abusive de “petit” machin est quand même plutôt réservée aux filles. On sait pas pourquoi d’ailleurs, mais on a tendance à le coller partout. Exemple, je boirais bien un petit verre. Il est mignon ce petit haut. Je me suis achetée un petit maillot. T’as une jolie petite bouille. J’ai découvert un fabuleux petit resto. A croire qu’on vit encore dans un monde miniature, avec des barbies dedans, où tout est mini, du sèche cheveux au camion en passant par l’appareil génital de Ken. D’ailleurs, il n’est pas petit, il est inexistant, j’adresse au passage un SOS à Mattel, cessez de nous faire croire que les garçons sont musclés, imberbes, avec des cheveux en plastique, un sourire vissé à vie sur la face, les dents blanches, et complètement plats sous la ceinture. Parce que bon, le jour où on en voit un pour de vrai tout nu, vlà le choc. Je demande donc un Ken poilu, barbu, avec un service trois pièces qui pendouille, normal quoi (et au passage vous me mettrez des tétons et des poils pubiens à la madame). Bref.
Un jour, au détour d’un déjeuner et en plein milieu d’une conversations semi-sérieuse, on s’est égarés. Le garçon avec qui je déjeunais m’a demandé “et toi, si tu devais te faire coller contre un mur et rouler une pelle, ça serait par qui ?”. Ça n’aurait pas été un ami qui posait la question, j’aurais essayé de faire une réponse pleine d’humour à contre-courant et absurde, genre Gandhi ou Vlad III Basarab, mais là, je n’ai pas hésité trente secondes, et j’ai grommelé, la bouche pleine “Javier Bardem”.
Un jour, j’étais en plein missionnaire (oui, c’est un scandale, mais ça m’arrive) quand le garçon me glisse à l’oreille “je peux te prendre par derrière ?”. Un peu déstabilisée, parce qu’on se connaît pas depuis beaucoup d’heures, je commence à essayer poliment d’expliquer que la sodomie, là tout de suite, c’est un peu prématuré, et avant que j’ai le temps de développer, je le vois devenir blême, même si’il fait pas très jour, et bafouiller “ah mais non mais pas du tout je voulais dire une levrette”. Et là, c’est à moi d’être blême. Pourtant, il n’était ni prude ni coincé ni rien, confère quelques conversations douteuses. ALORS DEPUIS QUAND ON DEMANDE LA PERMISSION POUR UNE LEVRETTE ? Oui, j’écris en capitales, ça veut dire que je crie. Je crie, voire même, je pleurerais presque si c’était mon genre, d’indignation face à la disparition des mecs, des vrais.